| Les
producteurs de France Lavande cultivent
des plantes aromatiques de grande
qualité.
Caractéristiques certifiées
communicantes :
- Saveur et Arôme garantis
- Plantes sélectionnées
et contrôlées
PRESENTATION GENERALE :
Depuis près de 20 ans, la production
de plantes aromatiques sèches
se développe de manière
significative dans une partie du sud
de la France. Les producteurs ont
su y développer un savoir-faire
connu et reconnu leur permettant d’introduire
sur le marché des herbes aromatiques
de qualité. Leur reconnaissance
par tous les opérateurs de
la filière a conduit ceux-ci
à se mobiliser en faveur de
l’identification d’un
produit « Herbes de Provence
» de qualité supérieure,
qui permettrait notamment de segmenter
ce marché et de valoriser la
production nationale.
Unanimement, la filière s’est
déterminée en faveur
d’un signe officiel de qualité.
Producteurs, négociants et
distributeurs se sont donc fédérés
au sein de l'AIHP (Association Interprofessionnelle
pour les Herbes de Provence) afin
d'envisager un projet commun de développement.
Le produit, de dénomination
commerciale courante « Herbes
de Provence », est un mélange
d’herbes aromatiques sèches
dont la composition est libre, comprenant
en proportions variées certaines
ou la totalité des plantes
suivantes : thym, romarin, origan,
sarriette, marjolaine, sauge, livèche,
laurier, persil, estragon…
A ce jour, le marché des «
Herbes de Provence » s'inscrit
dans le marché beaucoup plus
large des mélanges divers,
vendus sous d'autres dénominations
(« mélange grillade »…).
En France, la part de marché
du mélange de plantes aromatiques
vendu sous la dénomination
commerciale "Herbes de Provence"
est estimée à 500 T.
Sur le plan mondial, le marché
se répartit principalement
dans les autres pays d’Europe,
essentiellement dans les pays du pourtour
méditerranéen.
D'un point de vue qualitatif,
le mélange " Herbes de
Provence" courant, actuellement
commercialisé, n'est pas défini
quant à sa composition. Les
recettes sont très variables
: d’un fabricant à un
autre mais également dans les
proportions utilisées par un
même fabricant, dont les choix
sont souvent dictés par la
conjoncture, les disponibilités
et prix des matières premières,
bien plus que par des critères
de goût.
Les standards de qualité proposés
sont également très
variables : bien qu’il existe
des normes AFNOR et/ou ISO pour les
plantes vendues séparément
(appliquées, même dans
ce cas, très diversement),
elles sont rarement appliquées
au mélange courant «
Herbes de Provence » de qualité
bien souvent encore inférieure
à celle des plantes aromatiques
vendues individuellement. En effet,
les « premières qualités
» d’aromates d’importation
sont en général réservées
à la commercialisation en plantes
séparées, et le mélange
« Herbes de Provence »
n’est, bien fréquemment,
qu’un moyen d’écouler
les lots de qualités inférieures
ou présentant des défauts
de coupe, de propreté, voire
même un moyen d’utiliser
des écarts de triage.
Sur les 500 T de mélange aromatique
« Herbes de Provence »
commercialisés sur le marché
français, seulement 10 T sont
d'origine purement française
et se démarquent très
nettement sur le plan qualitatif.
Une part complémentaire mineure
de la production de plantes sèches
françaises se trouve, quant
à elle, utilisée en
mélange avec des produits d'importation,
qu’elle permet ainsi d’améliorer.
Le reste de la production française
de plantes aromatiques sèches,
qui représente là aussi
les qualités supérieures,
est vendue en plantes séparées.
Cette production française
existante de haute qualité
génère des coûts
de production élevés
(dus aux charges plus importantes
et aux contraintes techniques corollaires)
et ne peut, dans le cadre actuel,
être valorisée. Elle
ne peut se démarquer des produits
d’importation concurrents ayant,
souvent, la même dénomination
« Herbes de Provence supportant
des coûts de production souvent
très inférieurs. Ce
manque de compétitivité
est bien entendu un obstacle majeur
à l’accroissement souhaité
de la production nationale.
Ainsi, malgré des qualités
organoleptiques indéniables,
et compte tenu des difficultés
à les valoriser en l’absence
d’une identification claire,
ces productions nationales étaient
vouées à disparaître
et, avec elles, des moyens d’aménagement
du territoire, si la filière
tout entière ne s’était
mobilisée autour du projet
« label rouge », l’amont
offrant un cadre organisé renforcé,
et les intervenants de l’aval
fortement impliqués au sein
de l’AIHP étant unanimes
pour affirmer l’existence d’un
marché pour un produit de qualité.
C’est dans ce contexte, après
de nombreuses consultations et réunions
que les membres de l'AIHP ont choisi
de tenter d'opérer une segmentation
de marché par une certification
« label rouge » du mélange
aromatique "Herbes de Provence"
séchées, l'objectif
de chacun des partenaires étant
de développer et de valoriser
la production de plantes aromatiques
sèches en proposant sur le
marché un produit identifié,
de qualité garantie.
Cette démarche a recueilli
le soutien des administrations régionales
et nationales et, notamment, de l'ONIPPAM
(Office National Interprofessionnel
des Plantes à Parfum, Aromatiques
et Médicinales) qui s'est largement
impliqué dans la réalisation
de ce cahier des charges, chacune
de ces administrations ayant reconnu
l’enjeu de ce projet : la revitalisation
du territoire tant en terme d'occupation
de l'espace qu'en terme de créations
d'emplois et de richesses.
Forts de l'adhésion unanime
au projet, les intervenants ont défini
ensemble les moyens et les actions
nécessaires pour atteindre
les objectifs fixés :
- Les producteurs ont constitué
une section spécifique au sein
du comité économique,
le CEPPARM, afin de mettre leurs connaissances
et leurs moyens matériels et
d'appui technique en commun pour la
réalisation du plan de développement
défini en accord avec les intermédiaires
d'aval.
- Les négociants se sont quant
à eux engagés à
commercialiser ensemble et solidairement
les quantités produites par
les producteurs de l’amont.
- Les organismes techniques professionnels
se sont mobilisés pour mener
à bien les études nécessaires
sur les itinéraires techniques,
les matériels de coupe, de
séchage, qui doivent permettre
de diminuer les coûts de production
et d’améliorer encore
la qualité des produits.
Les synergies autour du projet permettent
de mobiliser les compétences
et les moyens de toute l’Interprofession
pour ces productions, adaptées
aux cultures et aux systèmes
d’exploitations de nos régions,
et en adéquation avec les besoins
croissants de qualité et de
sécurité exigés
par le marché.
Le Produit «Herbes de Provence
Label Rouge», tel qu’il
est défini dans le cahier des
charges, répondra à
ces critères en garantissant
de hautes qualités organoleptiques,
une recette et une composition fixes,
la traçabilité et la
sécurité alimentaire
attendues.
DEFINITION DU PRODUIT :
Le mélange Herbes de Provence
certifié est un mélange
de thym, romarin, sarriette, origan
et basilic séchés et
mélangés dans les proportions
suivantes : 19 % de thym, 26 % de
romarin, 26 % de sarriette, 26 % d'origan
et 3 % de basilic.
Les variétés des plantes
utilisées présentent
des caractéristiques semblables
aux caractéristiques de ces
mêmes plantes lorsqu’on
les trouve poussant à l’état
spontané dans la nature, hormis
pour le basilic qui est une plante
exclusivement cultivée.
Les plantes utilisées sont
des plantes cultivées ou issues
du ramassage de plantes sauvages.
Les exigences du cahier des charges
pour ces étapes intègrent
les bonnes pratiques agricoles applicables
à ces cultures et le respect
de l’environnement. Quant au
ramassage, il assure une fonction
économique mais aussi environnementale
en participant à l’entretien
des zones de garrigues et de montagne
sèche par une gestion efficace
des sites de cueillette.
Ces plantes sont ensuite séchées
sur des séchoirs, battues par
les exploitants agricoles. Les plantes
sont ensuite sélectionnées
pour n’extraire des récoltes
que les lots de plantes disposant
des qualités intrinsèques
permettant d’obtenir le niveau
qualitatif exigé pour le mélange
par le cahier des charges.
Elles sont triées puis elles
sont coupées. Ces opérations
sont effectuées plante par
plante afin d’adapter au mieux
et de maîtriser les différents
paramètres de ces différents
processus. Une fois ces étapes
passées, les lots de thym,
romarin, sarriette, origan et basilic
sont constitués essentiellement
de leurs constituants aromatiques,
c'est-à-dire les feuilles,
et exempts d’un maximum d’éléments
étrangers, minéraux
ou végétaux et de leurs
tiges.
Elles sont ensuite mélangées
dans les proportions définies
ci-dessus. Le mélange est systématiquement
débactérisé à
la vapeur afin de s’affranchir
du risque de présence de micro-organismes
pathogènes.
Après un contrôle final,
le mélange est conditionné
en vrac ou en unité de vente
consommateur.
L’ensemble de ces opérations
fait l’objet d’enregistrements
permettant d’assurer la traçabilité
ascendante et descendante du produit,
de la parcelle jusqu’au consommateur.
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